Maladie de l'immobilier

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Maladie de l'immobilier

  • septembre 9, 2019
  • By Admin: Azimut immobilier
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En 20 ans, le prix des maisons parisiennes a augmenté de 248%. Dans le même temps, le salaire moyen des Français n'était que de 40%. Et une augmentation de 6% est toujours attendue l'année prochaine. Pour les mètres carrés, pas pour les salaires …

Un phénomène qui touche presque toutes les grandes villes françaises et leurs banlieues. Le bénéfice réalisé sur le parc immobilier français au cours des 20 dernières années a atteint près de 4 000 milliards d'euros, soit près du double de la dette de l'État français!

En conséquence, les appartements parisiens – Nantes, Bordeaux, Toulouse, Angevins … – ne sont pas simplement des maisons, mais de plus en plus d'investissements – souvent inhabités, il se vend mieux – ou Airbn & b. Paris perd des habitants, vieillit, vide sa jeunesse et ses familles, ses employés et ses employés.

Où vont-ils vivre? De plus en plus loin à la campagne, où il n’ya jamais de tramways, de métros et parfois même pas de bus.

Mais comment vont-ils travailler, étudier, divertir, consommer?

Vous connaissez la réponse: la route parisienne est saturée la majeure partie de la journée et aucune métropole n’est épargnée par les embouteillages.

Le métro: un bétail, moins de paille, la main aux fesses et plus

Alors la semaine prochaine, la "mobilité", nous laisserons la question aigre: "comment encourager toutes ces bonnes personnes à prendre les transports en commun, à faire du vélo ou à marcher?"

La réponse est qu'ils ne sont pas encouragés.

Assistance électrique ou non, la grande majorité des cyclistes ne dépasse pas les 20 km aller-retour quotidiens et laisse le vélo au porte-bagage lorsqu'il pleut ou qu'il fait froid.

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En ce qui concerne les transports en commun, ceux-ci débordent déjà aux heures de pointe. En Ile de France, le métro, le bus ou le RER de 7h à 9h et de 17h à 20h c'est le bétail, la paille en moins, la main sur les fesses et les poussoirs pour emballer les sangles.

En tout cas, leurs lignes s’étendent moins rapidement aux frontières des métropoles que la population y migre.

Et si par hasard l'extension ou la création d'une ligne laisse des traces dans le quartier d'une ville ou d'un quartier, l'immobilier explose à son tour.

Le vase d'expansion des transports urbains

Deux modes de transport ont littéralement explosé dans nos villes: le scooter depuis 15 ans et le scooter électrique plus récemment. Deux machines qui peuvent réellement être considérées comme la variable d'ajustement pour le transport urbain, sans oublier le vase d'expansion. Avec les pertes et les crashs que nous connaissons, mais aussi avec une certaine efficacité.

Effectiveness vient de reconnaître un rapport officiel de l’Anses (Agence nationale de la sécurité alimentaire, de l’alimentation, de l’environnement, du travail): "Impact sur la pollution de l'air par les technologies et la composition du parc de véhicules automobiles circulant en France".

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Dans les trois scénarios d'évolution recommandés par l'Anses, le plus ambitieux nécessite une augmentation de 50% du nombre de roues, à la fois thermiques et électriques …

Mais étant donné l’allergie de nos maires à tout ce qui ressemble à une moto ou à un scooter, il est plus facile d’imaginer demander à Franky Zapata d’opérer vous-même Flyboard Air.

En bref, nous sommes bloqués et je commence à me demander si nous prenons la question des transports du bon côté …

Prenons-le de l'autre côté, avec l'immobilier.

La folie de la pierre, un enrichissement illusoire

En chassant la population du centre des grandes villes, en étendant de plus en plus de zones résidentielles et d'emploi, la folie de la pierre est la principale cause de la crise de la mobilité.

Cette spirale infernale qui centrifuge les habitants et les investisseurs centripètes, qu’implique-t-elle en retour? L'augmentation des inégalités, l'enrichissement illusoire de ceux qui achètent à temps et beaucoup de souffrance pour les autres.

Le crédit immobilier réduit le pouvoir d'achat des ménages, l'extension des voyages leur fait perdre leur temps de loisir et la voiture qui a été l'instrument de leur émancipation et leur liberté devient leur supplice quotidien, un gouffre énergétique, un pollueur majeur.

Un enrichissement qui nous appauvrit

Après la Grande-Bretagne, et en particulier l'Angleterre, où il a bouleversé la société, le boom de la propriété est devenu le grand mal français qui "désorganise" le territoire et crée de nouveaux cloisons entre les classes sociales. Il concentre la pauvreté et la délinquance dans des ghettos imprenables, "embellit" les bons gagnants dans les centres-villes des musées et, entre les deux, la classe moyenne est de plus en plus inondée de transports en commun et de services publics.

Cet "argent fou" que nous dépensons pour nous loger, c'est tellement moins d'argent pour nous former, éduquer nos enfants, les laisser voyager ou étudier.

Et finalement, ces petits appartements jusqu’à un demi-million d’euros, ces pavillons excentriques jusqu’à 300 000 € peuvent nous donner l’illusion d’être riches, en fait ils nous appauvrissent.

Avec une propriété deux à trois fois moins chère, les Allemands sont-ils moins riches que nous? Bien sûr que non, c’est même l’une des sources de leur prospérité et de leur cohésion sociale.

En bref, ce n'est pas la voiture qui souffre de la société française et abrite le gilet jaune. Nous n'avons pas de problème de mobilité, mais d'habitat.

Guérir nos maux en réformant notre façon de bouger, c'est prétendre traiter la varicelle en appuyant sur les boutons.

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